Depuis le mardi 11 août, le Département d'Ille-et-Vilaine est placé en vigilance orange canicule. 

Ce mercredi, les maximales atteindront 36 à 38°C. Elles seront de l'ordre de 28 à 34°C sur le littoral. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les minimales descendront entre 19 à 21°C.
Jeudi, les maximales de la journée seront comprises entre 35 et 38°C dans les terres.
Mercredi, les maximales atteindront 36 à 38°C. Le pic de ce nouvel épisode caniculaire est prévu entre mercredi et jeudi en Ille-et-Vilaine.

Les personnes les plus vulnérables sont particulièrement exposées : personnes âgées, isolées, en situation de handicap, atteintes de maladies chroniques, ainsi que celles qui prennent certains traitements. Les enfants, les sportifs et les personnes travaillant en extérieur doivent également faire preuve d’une grande vigilance.

Quelques mesures essentielles :

  • Boire régulièrement de l’eau, même sans sensation de soif.
  • Continuer à s’alimenter normalement.
  • Se rafraîchir plusieurs fois par jour avec des douches tièdes ou un linge humide.
  • Éviter de sortir pendant les heures les plus chaudes.
  • Porter des vêtements légers et un chapeau en cas de déplacement.
  • Réduire les activités physiques.
  • Garder les volets et fenêtres fermés en journée et aérer la nuit.
  • Prendre des nouvelles des personnes fragiles de son entourage et les aider à rejoindre un lieu plus frais.
  • Consulter un médecin en cas de malaise ou de troubles du comportement.
  • Contacter la mairie en cas de besoin d’assistance.

Consultez l'évolution des conditions météorologiques ici

Incendie en cours à Saint-Just

Un incendie s'est déclaré le mercredi 12 août aux alentours de 14h30 dans le secteur de Saint-Just. En une journée, 230 hectares ont brûlés. D'importants moyens du Sdis 35 sont mobilisés sur place pour circonscrire et éteindre l'incendie, qui a repris après une stabilisation jeudi matin. Près des deux tiers de l'espace naturel des mégalithes de Saint-Just ont été touchés. 

Afin de faciliter l'intervention des secours et pour la sécurité de tous, la préfecture interdit l'accès à la zone de l'incendie. 

Suivre l'évolution de la situation 

Mesures particulières 

Le risque de feux de végétation est décuplé en cas de forte chaleur. Des mesures particulières de prévention et de sécurité ont été prises par la préfecture, notamment pour limiter le risque d'incendie. Pour rappel, il est notamment interdit d’allumer des barbecues, de brûler à l’air libre des déchets verts et de fumer à moins de 200 mètres des espaces boisés. 

Considérant le risque très élevé de départ de feu, la préfecture interdit l'accès au public aux massifs boisés et landes sur la totalité des communes situées sur le territoire du département d'Ille-et-Vilaine. La circulation à pied, à cheval et à vélo, le stationnement ainsi que les activités de bivouac y sont interdits. Les restrictions d’accès aux forêts sont maintenues. Respectez les consignes et adoptez les bons réflexes pour prévenir les incendies. Respectez les consignes et adoptez les bons réflexes pour prévenir les incendies.

Plus d'informations ici 

En cas d’incendie, composez immédiatement le 18 ou le 112 et mettez-vous à l’abri.

  • 04 mars 2024
  • Mis à jour le 26 septembre 2024
  • 4 minutes de lecture
  • Reportage

À Rennes, la Maison des femmes Gisèle Halimi se veut un guichet unique pour aider toutes celles qui sont victimes de violences.

Chloé Guicheteau, médecin coordinatrice et Aline Perrigault responsable des services Asfad
Chloé Guicheteau, médecin coordinatrice et Aline Perrigault responsable des services Asfad - Photo : Thomas Crabot

C’est une maison bleue… adossée au CHU de Rennes. « Un lieu d’accueil, d’écoute et de soins pour les femmes victimes de violences et leurs enfants », indique d’emblée Aline Perrigault, responsable des services Asfad. Jouxtant l’hôpital sud, la Maison des femmes Gisèle Halimi a ouvert ses portes le 23 novembre 2023. Une structure unique dans le grand Ouest afin d’apporter aux femmes un soutien à la fois médical, social et juridique. 

Pour ce faire, le CHU et l’Asfad s’appuient sur des partenaires engagés : les avocats du Barreau de Rennes, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) 35, SOS Victimes 35 et le Planning Familial 35.
 

Un accompagnement complet

« En Ille-et-Vilaine, de nombreux acteurs s’impliquent auprès des femmes victimes de violences qui, elles, ne savent pas toujours à qui s’adresser. En parallèle, nous avons constaté, via la ligne d’écoute de l’Asfad, une importante augmentation du nombre de femmes qui appellent à l’aide. Le confinement suite au Covid a fait beaucoup de mal… » D’où l’idée de regrouper toute l’offre d’accompagnement dans un seul endroit et d’offrir un accueil inconditionnel et bienveillant à toutes les femmes. Quelles que soient les violences dont elles sont ou ont été victimes : violences conjugales ou intrafamiliales, sexuelles, sexistes, incestes…

Il était essentiel de pouvoir offrir des soins par des professionnels formés sur la question des violences Ces violences peuvent avoir des conséquences sur la santé physique mais aussi sur la santé psychique et somatique des femmes.

Chloé Guicheteau, médecin coordinatrice à la Maison des femmes

L’activité s’articule autour de trois unités. L’une prend en charge les femmes victimes de mutilations sexuelles. Une autre accueille et traite l’ensemble des problématiques de santé sexuelle et d’interruptions volontaires de grossesse. La dernière assure aux femmes victimes de violences un accompagnement social, psychologique, médical et judiciaire et un parcours personnalisé. « Nous proposons des ateliers thérapeutiques de reconstruction de l’estime de soi -sophrologie, karaté adapté, yoga, théâtre, art thérapie… Ils sont plébiscités parce qu’ils créent du lien. »

Une bulle de respiration

L’équipe de l’Asfad s’est étoffée pour développer ses missions au sein de la Maison des femmes. « On a fait en trois mois ce que l’on fait habituellement en un an en termes de nombre d’entretiens et de suivis, constate Aline Perrigault. Même chose pour notre ligne d’écoute. Il en faudrait une deuxième aujourd’hui… » La Maison des femmes n’offre pas d’hébergement. Mais elle propose un espace où on peut venir laver son linge, préparer un repas, se poser avec ses enfants… Ce qui constitue une bulle de respiration quand on est mise à l’abri à l’hôtel faute de places suffisantes dans les structures d’hébergement. « On a beaucoup de retours positifs de femmes qui se sentent bien dans ce lieu. Elles nous disent qu’elles sont enfin arrivées au bon endroit. »

 

Le coup de pouce du Département

Porté par le CHU et l’association Asfad, la Maison des femmes Gisèle Halimi bénéficie de nombreux soutiens dont celui du Département. Ce dernier a contribué à la construction du bâtiment à hauteur de 300 000 € et participe aux frais de fonctionnement à hauteur de 100 000 € en 2024.

 

La Maison des femmes à Rennes - Photo : Thomas Crabot

Informations pratiques

16 boulevard de Bulgarie à Rennes
Du lundi au vendredi de 9 heures à 17 heures, 02 23 06 73 60
Pour les victimes de violences conjugales et intrafamiliales, ligne d’écoute départementale 7j/7 et 24h/24 au 02 99 54 44 88
urgencesprevention@asfad.fr
 

Qui était Gisèle Halimi ?

Gisèle Halimi (1927-2020) est une avocate franco-tunisienne, militante des droits des femmes et défenseure du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Figure du féminisme en France, elle est la seule avocate signataire du Manifeste des 343 pour le droit à l’IVG en 1971. Elle contribue, en 1980, à la loi reconnaissant le viol comme un crime.

« Soyez indépendante économiquement, c’est une règle de base […].  Pensez enfin à vous, à ce qui vous plaît. Envoyez balader les conventions, les traditions et le qu’en-dira-t-on. Vous êtes importantes. »

Gisèle Halimi, avocate et militante des droits des femmes