- 02 mars 2026
- Mis à jour le 02 mars 2026
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- Actualité
Après quatre années d’études et près d’un an de travaux, un ancien terrain privé, très artificialisé, a retrouvé son rôle essentiel de zone humide boisée.
Le « splash-splash » des bottes de Guillaume Duthion et Yann Traineau brise le silence hivernal de ce secteur bocager du sud-est de Dingé. Il y a encore quelques mois, il aurait fallu une barque aux deux techniciens des espaces naturels du Département pour se tenir au même endroit. Racheté en 2020 à un particulier qui y avait fait creuser un étang artificiel, un puits et construit une maison dans les années 1980, ce terrain de 7,5 hectares retrouve peu à peu sa vocation première. Et porte désormais à 50 hectares la surface totale de l’Espace naturel départemental du Marais de Vaux.
Un chantier hors norme
Quasi intégralement réalisés en régie par les services départementaux, les travaux de vidange, de remblayage, de dépollution et d’aménagement se sont étalés entre mars et décembre 2025 pour tenir compte des contraintes environnementales et météorologiques.
« Les mouvements de terre ont avoisiné les 12 000 m³, réalisés de A à Z par les services, précise Yann Traineau. Sept semaines de terrassement pour un chantier qui a beaucoup plu aux agents plutôt habitués à intervenir sur les bords de routes. »
Ce travail en régie – intégrant études, diagnostic, suivi écologique, définition du mode opératoire et technique, coordination et phasage des travaux – a permis de contenir le coût du chantier à 170 000 €, contre les 240 000 € initialement prévus. L’effacement de l’étang et des installations environnantes est loin d’être purement esthétique.
« La zone est traversée par une nappe phréatique souterraine qui alimente deux ruisseaux de part et d’autre de la parcelle, ainsi que la rivière de l’Ille, en contrebas", explique Guillaume Duthion. La création de l’étang a perturbé cet écoulement en interceptant l’eau de la nappe, ce qui a entraîné la disparition des prairies humides et, avec elles, des habitats pour de nombreuses espèces.
Grenouilles rousses, tritons palmés et campagnols amphibies peuvent désormais reprendre possession du site grâce à la création de sept mares de profondeurs variées.
Un abri-gîte à chauves-souris et une dizaine d’hibernaculums (refuges pour l’hibernation) complètent ce projet qui illustre la volonté du Département de préserver la biodiversité locale.
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